Le plan communal de Saint-André, en matière de cohésion sociale, a pour ambition d’insérer professionnellement les publics, tous les publics, de leur apporter aide et secours et en amont de prévenir cette exclusion en intervenant auprès des plus jeunes, c’est-à-dire dès la petite enfance.
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Depuis la métropole, la Réunion et ses collectivités locales peuvent apparaître comme étant des communes paradisiaques, avec des paysages magnifiques, un climat agréable et une myriade de population venant des divers continents et ou règne une tolérance, que beaucoup de pays peuvent nous envier, notamment si l’on regarde l’actualité et la xénophobie déployée par certains extrémistes.
Pourtant cette image idyllique, si elle est en partie vraie, cache aussi une réalité qui est complexe tant au point de vue économique qu’au niveau social.La Réunion continue de connaître des difficultés importantes, liées à son histoire et à son isolement au sein de l’Océan Indien, avec une situation sociale particulièrement difficile du fait de retards structurels qui ont été décriés et commentés depuis des décennies.
Nos communes sont d’abord des collectivités fort éloignées, à plus de 9000 kilomètres de l’hexagone, au Sud de la capitale Paris, situées quelque part dans l’océan Indien, entre Madagascar et l’Ile Maurice qui sont eux aussi des pays en voie de développement et qui cherchent difficilement à tirer leur épingle du jeux, dans cette compétitivité mondiale…

Nos communes sont aussi contrastées dans leur peuplement comme dans leur géographie.
Toutes par contre connaissent une situation dégradée de l’emploi, liée à l’effet d’explosion démographique qui peut être un atout mais qui joue malheureusement un effet dévastateur sur la situation de l’emploi, si nous ne prenons pas toutes les mesures qui s’imposent, comme par exemple le fait d’accompagner les demandeurs d’emploi, les former et les insérer, jouer la mobilité…
Nous savons également que nous sommes à un tournant de l’activité économique de notre île qui au cours des dernières années est devenue tertiaire, au détriment de l’activité agricole, même si nombre de nos concitoyens défendent, à juste titre, la préservation de la canne à sucre et de sa filière, au regard des cyclones qui peuvent arriver, de notre histoire et de la préservation de nos espaces naturels et de nos massifs volcaniques.
La dégradation de l’emploi n’est pas sans conséquence sur la société dans son entité…ainsi, nombre de jeunes ne croient plus en personne, ni en leur parent et encore moins aux politiques…
L’arrivée massive d’allocations versées sans contre partie d’une activité professionnelle, comme cela se faisait depuis plusieurs années en métropole, est également venue apporter des changements dans nos comportements ; l’idée que l’on peut vivre sans travailler est venue remettre en cause des valeurs fondamentales de la société réunionnaise de nos parents, lesquels préconisaient l’idée : du travail, de l’effort et de la responsabilité par la créativité…
Même si la Réunion a des atouts non négligeables, une chance démographique pour l’avenir et une activité économique soutenue depuis plusieurs années, il existe bien des précarités qu’il nous faut combler, notamment au regard des textes législatifs qui confient aux élus la responsabilité locales de notre devenir, la décentralisation et la loi relative aux libertés et responsabilités locales attribuant au Département et aux communes la responsabilité pleine et entière de mettre en place les dispositifs pour parvenir à une vraie cohésion sociale, dans le respect du pacte républicain.
Le présent document a pour objectif de prendre en compte les mesures du plan de cohésion sociale qui a été présenté par le Gouvernement, de mettre en place les outils et les priorités qui ont été arrêtés par le Plan départemental de cohésion sociale et de définir, à l’échelon communal, nos priorités pour prévenir l’exclusion et rendre active les dépenses sociales en permettant au public exclu d’accéder à tout le moins à une activité professionnelle et/ou d’utilité sociale ou encore d’arriver à une certaine dignité, dans la vie quotidienne.
Ce plan communal n’est pas un plan figé ; il s’agit de propositions qui pourront évoluer, être complétées par de nouveaux dispositifs en prenant en compte l’évolution législative et réglementaire de notre pays et en tenant compte de nos spécificités en tant que région ultra périphérique.
Le plan communal de Saint-André, en matière de cohésion sociale, a pour ambition d’insérer professionnellement les publics, tous les publics, de leur apporter aide et secours et en amont de prévenir cette exclusion en intervenant auprès des plus jeunes, c’est-à-dire dès la petite enfance.